Les 21 lois irréfutables du leadership de John C. Maxwell traîne sur beaucoup de bureaux d'entrepreneurs, et pas par accident — c'est le genre de livre qu'on garde à portée de main, pas celui qu'on lit une fois puis qu'on range.
Publié en 1998, le livre franchit le cap du million d'exemplaires en une dizaine d'années, ce qui pousse Maxwell à en sortir une édition révisée en 2007 pour son dixième anniversaire : chaque chapitre est retravaillé, deux lois totalement nouvelles s'ajoutent — dont la loi de l'Addition, sur la manière dont les leaders ajoutent de la valeur en servant les autres plutôt qu'en accumulant du pouvoir — et une décennie d'expérience supplémentaire vient nourrir les exemples.
La première loi, celle du Plafond, résume l'esprit du livre en une phrase : ta capacité de leadership détermine ton niveau d'efficacité, un point c'est tout. Peu importe ta compétence technique ou la qualité de ton produit, si ta capacité à diriger reste basse, c'est elle — et seulement elle — qui plafonne tout ce que tu peux accomplir.
D'autres lois valent le détour : la loi du Processus (le leadership se développe au quotidien, pas en un jour), la loi de la Navigation (n'importe qui peut tenir le gouvernail, ça prend un leader pour tracer la route), ou la loi de la Fondation Solide (la confiance est le socle sur lequel tout le reste repose — et une fois fissurée, presque rien ne tient debout).
Ce qui distingue ce livre d'un manuel théorique, c'est que Maxwell construit ses 21 lois à partir de ses propres erreurs autant que de ses succès — il ne prétend pas les avoir toutes suivies du premier coup. Ce n'est pas une lecture qui se fait en une soirée. C'est plutôt le genre de livre qu'on relit une loi à la fois, selon ce avec quoi on se débat cette semaine-là.